Combien de panneaux photovoltaïques faut-il pour une maison ?

Un expert de l'installation de panneaux photovoltaïque explique le nombre de panneaux

Partager :

10 panneaux ? 15 panneaux ? 20 panneaux ? Lorsqu’un propriétaire envisage de produire sa propre électricité, le nombre de panneaux photovoltaïques à installer fait partie des premières questions qu’il se pose.

Pourtant, il n’existe pas de réponse universelle.

Deux maisons de 100 m² peuvent avoir besoin d’installations très différentes. Un couple chauffé au gaz et consommant peu d’électricité n’aura pas les mêmes besoins qu’une famille équipée d’une pompe à chaleur, d’un chauffe-eau électrique et de deux véhicules rechargeables.

La surface du logement constitue donc un indicateur très secondaire. Pour dimensionner correctement une installation photovoltaïque, il faut avant tout s’intéresser à la consommation électrique annuelle, aux habitudes des occupants, à la puissance des panneaux, à la surface disponible sur la toiture et au niveau d’ensoleillement.

L’objectif n’est d’ailleurs pas forcément de produire autant d’électricité que le logement en consomme sur une année. Dans un projet en autoconsommation, le véritable enjeu consiste à trouver le bon équilibre entre la production solaire et l’électricité que le foyer peut réellement utiliser au moment où elle est produite.

Un installateur compétent cherchera donc rarement à placer le maximum de panneaux possible sur votre toiture. Il cherchera plutôt à déterminer le nombre qui correspond le mieux à votre profil énergétique.

Alors, combien de panneaux faut-il réellement prévoir ? Pour le comprendre, commençons par distinguer trois notions souvent confondues.

Nombre de panneaux, kWc et kWh : trois notions à ne pas confondre

Avant de calculer quoi que ce soit, il faut comprendre comment la puissance d’une installation photovoltaïque est exprimée. On rencontre principalement trois données.

Le nombre de panneaux

C’est évidemment la donnée la plus visible.

Une installation peut comprendre 6, 8, 12, 16 ou 20 panneaux photovoltaïques.

Mais ce nombre ne permet pas, à lui seul, de connaître la puissance totale de l’installation.

Pourquoi ?

Parce que tous les panneaux n’ont pas la même puissance.

Un panneau de 300 Wc et un panneau de 450 Wc occupent une surface relativement comparable, mais leur capacité de production potentielle est différente.

Deux maisons équipées chacune de dix panneaux peuvent donc disposer de puissances installées différentes.

Le kilowatt-crête (kWc)

Le kilowatt-crête mesure la puissance maximale théorique d’une installation photovoltaïque dans des conditions standardisées.

C’est cette unité qui permet généralement de comparer les installations.

Par exemple, une installation composée de panneaux de 400 Wc nécessitera approximativement :

  • 8 panneaux pour atteindre environ 3,2 kWc ;
  • 15 panneaux pour atteindre environ 6 kWc ;
  • 23 panneaux pour atteindre environ 9,2 kWc.

Ces chiffres restent indicatifs, car la puissance individuelle des modules varie selon les modèles proposés par les fabricants.

C’est donc la puissance totale en kWc qu’il faut regarder avant le simple nombre de panneaux.

Le kilowattheure (kWh)

Le kilowattheure mesure quant à lui une quantité d’énergie.

C’est l’unité que vous retrouvez sur votre facture d’électricité.

Votre consommation annuelle peut par exemple être de 3 500, 6 000 ou 10 000 kWh.

Les panneaux produisent également une quantité d’électricité exprimée en kWh au cours de l’année.

La production réelle dépend toutefois de plusieurs facteurs :

  • la puissance installée ;
  • la région ;
  • l’orientation de la toiture ;
  • son inclinaison ;
  • les éventuelles zones d’ombre ;
  • les performances du matériel.

Une installation de 3 kWc ne produira donc pas exactement la même quantité d’électricité à Lille, Bordeaux ou Marseille.

Pourquoi la superficie de la maison ne donne pas le nombre de panneaux

La question est souvent formulée ainsi :

« Combien de panneaux solaires faut-il pour une maison de 100 m² ? »

Ou encore :

« Combien de panneaux photovoltaïques pour une maison de 150 m² ? »

Ces recherches sont parfaitement compréhensibles, mais la superficie habitable ne suffit pas pour dimensionner une installation.

Prenons deux maisons identiques de 120 m².

Dans la première vivent deux personnes. Le chauffage et l’eau chaude sont assurés au gaz. La consommation électrique reste relativement faible.

Dans la seconde vivent cinq personnes. La maison possède une pompe à chaleur, un chauffe-eau électrique, une piscine et un véhicule électrique.

Même si leur superficie est identique, les besoins énergétiques des deux logements n’ont rien de comparable.

Le dimensionnement doit donc partir en priorité des factures d’électricité et du profil de consommation.

Commencer par regarder sa consommation annuelle

Pour obtenir une première estimation, consultez vos dernières factures d’électricité.

L’idéal est d’analyser une année complète afin d’intégrer les variations saisonnières.

Une consommation annuelle peut donner une première indication sur la taille potentielle du projet, mais elle ne raconte pas toute l’histoire.

Il faut également savoir quand l’électricité est consommée.

Un foyer qui consomme beaucoup en journée possède généralement un potentiel d’autoconsommation intéressant, puisque ses besoins correspondent davantage aux heures de production solaire.

À l’inverse, une famille absente toute la journée et consommant principalement le soir utilisera directement une proportion plus faible de sa production.

Cette distinction est fondamentale.

Une installation photovoltaïque doit être pensée en fonction du comportement énergétique du logement, et pas uniquement à partir d’un chiffre annuel.

Le bon réflexe Mon-CEE : avant de demander combien de panneaux installer, rassemblez vos factures des douze derniers mois et identifiez les équipements qui fonctionnent régulièrement en journée. Ces informations permettront à l’installateur de proposer un dimensionnement beaucoup plus pertinent.

Combien de panneaux pour une installation de 3 kWc ?

Une puissance proche de 3 kWc constitue une configuration fréquemment rencontrée dans les projets résidentiels de taille modérée.

Avec des panneaux modernes d’une puissance d’environ 400 à 450 Wc, il faut généralement compter 7 à 8 panneaux pour approcher ou dépasser légèrement 3 kWc.

Une telle installation peut convenir à un foyer dont la consommation électrique reste maîtrisée et qui souhaite principalement réduire ses achats d’électricité grâce à l’autoconsommation.

Elle présente également l’avantage de nécessiter une surface de toiture relativement limitée.

Cependant, choisir 3 kWc simplement parce qu’il s’agit d’une puissance courante serait une erreur. Pour certains foyers, cette puissance sera suffisante. Pour d’autres, elle ne couvrira qu’une petite partie des besoins.

Le nombre idéal de panneaux reste donc celui qui correspond à la consommation réelle et aux objectifs du projet, et non à une configuration standardisée.

Et pour une installation de 6 kWc ?

Lorsque les besoins électriques deviennent plus importants, une installation proche de 6 kWc peut être envisagée.

Avec des modules photovoltaïques développant environ 400 à 450 Wc chacun, il faut généralement compter 14 à 15 panneaux pour atteindre cette puissance.

Cette configuration peut notamment correspondre à une maison familiale présentant une consommation électrique significative ou disposant de plusieurs équipements énergivores.

Elle peut être pertinente lorsque le logement possède :

  • une pompe à chaleur ;
  • un chauffe-eau électrique ;
  • une piscine ;
  • une climatisation ;
  • une borne de recharge pour véhicule électrique ;
  • plusieurs équipements fonctionnant régulièrement en journée.

Cela ne signifie pas pour autant que chaque maison équipée d’une pompe à chaleur doit automatiquement disposer de 6 kWc de panneaux.

Tout dépend du profil de consommation.

Une pompe à chaleur consomme davantage en hiver, précisément lorsque la production photovoltaïque est généralement moins importante. Il serait donc trompeur de considérer que les panneaux couvriront automatiquement l’intégralité de ses besoins tout au long de l’année. L’installation photovoltaïque permettra néanmoins de réduire la quantité d’électricité achetée sur le réseau, particulièrement pendant les journées ensoleillées et les périodes intermédiaires.

Dans quels cas envisager une installation de 9 kWc ?

Avec des panneaux de 400 Wc, une installation proche de 9 kWc nécessite environ 22 à 23 modules.

Une telle puissance concerne généralement des logements présentant des besoins électriques élevés ou disposant d’une surface de toiture importante.

Elle peut être étudiée pour :

  • une grande maison familiale ;
  • un logement entièrement chauffé à l’électricité ;
  • une habitation équipée d’une pompe à chaleur et d’une piscine ;
  • un foyer possédant un ou plusieurs véhicules électriques ;
  • une maison comprenant plusieurs équipements fortement consommateurs d’énergie.

Mais plus puissant ne signifie pas nécessairement plus rentable.

Si le logement ne peut consommer qu’une faible partie de l’électricité produite, une grande quantité d’énergie sera injectée sur le réseau.

Le projet doit alors être étudié en tenant compte des conditions de valorisation du surplus.

C’est pourquoi le dimensionnement d’une installation de 9 kWc mérite une analyse particulièrement attentive.

Quelle surface de toiture prévoir ?

Le nombre de panneaux dépend évidemment de la place disponible.

Les dimensions varient selon les fabricants, mais un panneau photovoltaïque résidentiel moderne occupe généralement autour de 1,7 à 2 m².

En première approximation, il faudrait donc prévoir :

  • environ 14 à 16 m² pour 8 panneaux ;
  • environ 25 à 30 m² pour 15 panneaux ;
  • environ 40 à 45 m² pour 23 panneaux.

Ces valeurs correspondent uniquement à la surface occupée par les modules.

En pratique, toute la toiture n’est pas forcément exploitable.

Il faut tenir compte :

  • des fenêtres de toit ;
  • des cheminées ;
  • des antennes ;
  • des distances de sécurité ;
  • de la forme de la couverture ;
  • des zones soumises à des ombres régulières.

Une toiture de 50 m² ne permet donc pas nécessairement d’installer 50 m² de panneaux.

L’étude technique sert précisément à identifier la surface réellement utilisable.

Trois maisons, trois besoins différents

Pour mieux comprendre pourquoi il n’existe pas de nombre universel de panneaux photovoltaïques, prenons trois situations fictives.

Profil 1 : le couple avec une consommation électrique modérée

Deux personnes vivent dans une maison individuelle. Le chauffage et l’eau chaude sont assurés par une autre source d’énergie et leur consommation électrique reste relativement faible.

Les principaux appareils fonctionnant en journée sont le réfrigérateur, quelques équipements électroniques et ponctuellement le lave-linge ou le lave-vaisselle.

Dans cette situation, une installation de puissance modérée peut suffire à couvrir une partie intéressante des besoins.

Installer une grande quantité de panneaux risquerait surtout de générer un surplus important en milieu de journée.

L’objectif sera donc de privilégier un bon taux d’autoconsommation plutôt qu’une production maximale.

Profil 2 : la famille équipée d’une pompe à chaleur

Prenons maintenant une famille de quatre personnes vivant dans une maison chauffée par une pompe à chaleur air/eau.

La consommation électrique est naturellement plus élevée.

À cela peuvent s’ajouter :

  • le chauffe-eau ;
  • les appareils électroménagers ;
  • le télétravail ;
  • la cuisson électrique.

Une installation plus importante peut alors devenir pertinente.

Cependant, l’analyse doit tenir compte de la saisonnalité.

La pompe à chaleur consomme principalement pendant les périodes froides, alors que les panneaux photovoltaïques produisent davantage au printemps et en été. Le dimensionnement devra donc rechercher un équilibre annuel plutôt que tenter de couvrir théoriquement toute la consommation hivernale.

Profil 3 : la maison avec véhicule électrique

L’arrivée d’un véhicule électrique change considérablement le profil énergétique d’un foyer.

Une recharge complète peut représenter une consommation importante.

Si le véhicule reste stationné à domicile pendant les heures de production solaire, les panneaux photovoltaïques peuvent alimenter directement une partie de la recharge.

Cette configuration peut fortement améliorer l’autoconsommation.

À l’inverse, si la voiture est absente toute la journée et rechargée uniquement la nuit, la production solaire ne pourra pas être utilisée directement sans solution de stockage ou système de recharge adapté.

Une fois encore, ce sont donc les habitudes du foyer qui déterminent la pertinence du dimensionnement.

Faut-il produire autant d’électricité que l’on en consomme ?

C’est une question essentielle.

Supposons qu’un foyer consomme 8 000 kWh d’électricité par an.

La première intuition pourrait être de dimensionner l’installation pour produire également 8 000 kWh sur une année.

Cette logique semble cohérente, mais elle oublie un élément fondamental : la production et la consommation ne se produisent pas nécessairement au même moment.

Les panneaux produisent essentiellement pendant la journée et davantage pendant les mois les plus lumineux.

La consommation du logement peut, elle, être concentrée le matin, le soir ou en hiver.

Même si la production annuelle correspond exactement à la consommation annuelle, le foyer continuera donc généralement à acheter de l’électricité sur le réseau à certains moments et à injecter un surplus à d’autres. C’est pourquoi le taux d’autoconsommation constitue un indicateur particulièrement important.

Le piège du surdimensionnement

Lorsqu’une toiture offre beaucoup d’espace, il peut être tentant de la couvrir entièrement de panneaux.

Ce choix n’est pas toujours économiquement pertinent.

Une installation plus puissante implique un investissement initial supérieur.

Si la production supplémentaire est principalement revendue à un tarif moins avantageux que la valeur de l’électricité autoconsommée, le retour sur investissement peut être moins intéressant que prévu.

Il faut donc distinguer deux objectifs :

produire le maximum d’électricité possible et obtenir la meilleure rentabilité possible.

Ces deux objectifs ne conduisent pas toujours au même nombre de panneaux.

Un installateur expérimenté doit être capable de présenter plusieurs scénarios de dimensionnement et d’expliquer les conséquences de chacun sur la production, l’autoconsommation et la quantité d’électricité injectée sur le réseau.

Conseil pratique Mon-CEE : lorsque vous comparez plusieurs devis, ne regardez pas uniquement le nombre de panneaux proposé. Demandez également la production annuelle estimée, le taux d’autoconsommation envisagé et la part de surplus susceptible d’être injectée sur le réseau. Ces trois données donnent une vision beaucoup plus précise de la pertinence du projet.

Une même puissance ne produit pas la même quantité d’électricité partout

Connaître sa consommation et déterminer une puissance cible constitue un bon point de départ. Mais pour savoir combien de panneaux photovoltaïques installer, il faut également s’intéresser aux conditions réelles dans lesquelles ils vont fonctionner.

Une installation de 6 kWc située dans le nord de la France et une installation de même puissance implantée dans le sud ne produiront pas nécessairement la même quantité d’électricité sur une année. Plusieurs paramètres entrent en jeu.

L’orientation de la toiture peut modifier le dimensionnement

Une toiture orientée plein sud bénéficie généralement d’une exposition particulièrement favorable à la production photovoltaïque.

Pour autant, les autres orientations ne doivent pas être systématiquement écartées.

Une toiture orientée sud-est ou sud-ouest peut offrir d’excellentes performances. Une configuration est-ouest peut également présenter un intérêt particulier en autoconsommation.

Pourquoi ?

Parce qu’elle permet de répartir davantage la production au cours de la journée : une partie des panneaux produit plus tôt le matin tandis que l’autre bénéficie davantage du soleil de l’après-midi.

Le pic de production est parfois moins élevé qu’avec une orientation plein sud, mais la production peut mieux correspondre aux habitudes de certains foyers.

Le nombre de panneaux ne doit donc pas être déterminé uniquement à partir d’une orientation considérée comme théoriquement idéale. Il faut également analyser la manière dont l’électricité sera utilisée.

L’inclinaison des panneaux joue également un rôle

L’angle de la toiture influence la quantité de rayonnement solaire reçue par les modules.

Une inclinaison proche de 30 à 35 degrés est souvent considérée comme favorable en France, mais une toiture présentant un angle différent peut parfaitement accueillir des panneaux photovoltaïques.

Sur une toiture plate, les modules peuvent être installés sur des supports permettant d’obtenir une inclinaison adaptée.

L’essentiel est d’intégrer cette donnée dans l’estimation de production.

Deux installations possédant exactement le même nombre de panneaux peuvent afficher des résultats légèrement différents simplement en raison de leur orientation et de leur inclinaison.

Habiter dans le nord de la France n’empêche pas d’installer des panneaux

Le potentiel solaire varie naturellement selon les régions.

Une installation située dans le sud bénéficie généralement d’une production annuelle supérieure à celle d’une installation comparable située plus au nord.

Cela ne signifie pas pour autant que les panneaux photovoltaïques sont réservés aux régions les plus ensoleillées.

Les modules produisent de l’électricité grâce à la lumière et non uniquement lorsque les températures sont élevées.

Une journée fraîche mais très lumineuse peut d’ailleurs offrir de bonnes conditions de production.

Dans les régions bénéficiant d’un ensoleillement plus modéré, le dimensionnement et l’estimation de production devront simplement tenir compte des conditions locales.

C’est précisément pour cette raison qu’une simulation personnalisée est préférable à un calcul générique trouvé sur Internet.

Quelques zones d’ombre peuvent changer le résultat

Un arbre, une cheminée, une antenne ou un bâtiment voisin peuvent projeter une ombre sur la toiture pendant une partie de la journée.

Ce phénomène mérite une attention particulière.

L’impact dépend notamment :

  • de la durée de l’ombrage ;
  • de la période de la journée concernée ;
  • du nombre de panneaux touchés ;
  • de la technologie de l’installation.

Dans certains projets, modifier légèrement l’implantation des modules permet d’éviter les zones les moins favorables.

Dans d’autres, l’utilisation de micro-onduleurs ou d’optimiseurs peut limiter l’impact d’un panneau momentanément moins performant sur le reste de l’installation.

Ajouter davantage de panneaux pour compenser une mauvaise exposition n’est donc pas toujours la meilleure solution.

Il est souvent plus pertinent de commencer par optimiser leur emplacement.

La puissance individuelle des panneaux change le calcul

Les technologies photovoltaïques progressent régulièrement.

À surface comparable, les panneaux récents peuvent offrir des puissances différentes selon leur technologie et leur fabricant.

Prenons un exemple simplifié.

Pour viser environ 6 kWc :

  • avec des panneaux de 375 Wc, il faudrait environ 16 modules ;
  • avec des panneaux de 400 Wc, environ 15 modules ;
  • avec des panneaux de 450 Wc, environ 14 modules.

Le nombre exact dépendra donc du matériel sélectionné.

Cette différence peut devenir importante lorsque la surface de toiture disponible est limitée.

Dans ce cas, choisir des panneaux offrant une puissance supérieure par module permet parfois d’atteindre la puissance souhaitée avec moins d’équipements.

Il ne faut toutefois pas regarder uniquement la puissance affichée. La qualité du fabricant, les garanties, la dégradation des performances dans le temps et le rendement global du module doivent également être pris en compte.

Installer une batterie permet-il de prévoir davantage de panneaux ?

L’ajout d’une batterie solaire modifie la manière dont l’électricité produite est utilisée.

Sans batterie, l’énergie qui n’est pas consommée immédiatement est généralement injectée sur le réseau.

Avec un système de stockage, une partie du surplus peut être conservée pour être utilisée quelques heures plus tard, notamment en soirée.

Le foyer peut ainsi augmenter son taux d’autoconsommation.

Cela peut rendre pertinente une installation légèrement plus puissante dans certains projets.

Mais installer une batterie ne signifie pas qu’il faut automatiquement augmenter le nombre de panneaux.

Le coût du stockage, la capacité de la batterie, le nombre de cycles et les habitudes de consommation doivent être intégrés au calcul économique.

Dans certains foyers, il sera plus rentable de modifier les horaires d’utilisation des appareils électriques plutôt que d’investir immédiatement dans une batterie.

Les erreurs à éviter au moment de calculer le nombre de panneaux

Le dimensionnement est l’une des décisions les plus importantes d’un projet photovoltaïque. Plusieurs erreurs peuvent pourtant fausser le calcul.

Se baser uniquement sur la surface de la maison

Comme nous l’avons vu, une maison de 150 m² ne consomme pas nécessairement plus d’électricité qu’une habitation de 100 m².

Le nombre d’occupants et les équipements présents sont souvent beaucoup plus déterminants.

Vouloir couvrir 100 % de sa consommation annuelle à tout prix

Atteindre une production annuelle équivalente à la consommation du logement ne signifie pas devenir autonome.

La production solaire et les besoins électriques ne surviennent pas toujours au même moment.

Chercher systématiquement une couverture théorique de 100 % peut conduire à surdimensionner l’installation.

Ne pas anticiper les nouveaux équipements

À l’inverse, raisonner uniquement à partir de la consommation actuelle peut parfois conduire à installer une puissance trop faible.

Si vous prévoyez prochainement :

  • l’achat d’un véhicule électrique ;
  • l’installation d’une pompe à chaleur ;
  • la construction d’une piscine ;
  • l’ajout d’un chauffe-eau électrique ;

il est utile d’en informer l’installateur.

Ces nouveaux usages peuvent modifier significativement les besoins du foyer.

Accepter une estimation sans simulation détaillée

Un devis photovoltaïque devrait idéalement être accompagné d’une estimation de production adaptée à votre logement.

Cette simulation doit prendre en compte la localisation, l’orientation, l’inclinaison et les éventuelles contraintes de la toiture.

Un simple calcul basé sur le nombre de mètres carrés disponibles reste insuffisant pour prendre une décision éclairée.

Alors, combien de panneaux faut-il réellement prévoir ?

Il n’existe finalement pas de formule du type :

« une maison de 100 m² = 10 panneaux ».

Le bon nombre dépend de la combinaison de plusieurs facteurs :

  • votre consommation annuelle ;
  • vos habitudes de consommation ;
  • la puissance individuelle des modules ;
  • la surface exploitable de votre toiture ;
  • son orientation ;
  • votre localisation ;
  • les zones d’ombre ;
  • vos futurs besoins électriques ;
  • votre stratégie d’autoconsommation.

Pour certains foyers, 7 ou 8 panneaux constitueront une installation cohérente.

Pour d’autres, 15 panneaux seront plus adaptés.

Une maison fortement électrifiée pourra justifier une installation dépassant 20 modules, à condition que la production supplémentaire soit réellement valorisée.

Le meilleur dimensionnement n’est donc ni le plus petit ni le plus grand.

C’est celui qui offre le meilleur équilibre entre investissement, production et utilisation réelle de l’électricité solaire.

Le conseil Mon-CEE : demandez à l’installateur de vous présenter au moins deux scénarios. Par exemple, une installation privilégiant fortement l’autoconsommation et une seconde légèrement plus puissante intégrant davantage de revente du surplus. Comparer les projections sur plusieurs années permet de prendre une décision beaucoup plus éclairée.

FAQ – Combien de panneaux photovoltaïques faut-il pour une maison ?

La superficie de la maison ne permet pas, à elle seule, de déterminer le nombre de panneaux nécessaires. Il faut principalement connaître la consommation électrique du foyer, les équipements présents et les habitudes des occupants.

Deux maisons de 100 m² peuvent ainsi nécessiter des installations très différentes. Une étude personnalisée reste la meilleure méthode pour obtenir un dimensionnement adapté.

Avec des panneaux photovoltaïques d’une puissance comprise entre 400 et 450 Wc, il faut généralement prévoir environ 7 à 8 panneaux pour obtenir une installation proche de 3 kWc. Le nombre exact dépend de la puissance individuelle des modules sélectionnés.

Une installation proche de 6 kWc nécessite généralement 14 à 15 panneaux lorsque les modules possèdent une puissance comprise entre 400 et 450 Wc. Cette configuration peut notamment convenir à des foyers présentant des besoins électriques relativement importants.

Avec des panneaux d’environ 400 Wc, une installation proche de 9 kWc nécessite approximativement 22 à 23 modules.

Avant d’envisager cette puissance, il est toutefois essentiel de vérifier que la consommation du logement et les possibilités de valorisation du surplus justifient cet investissement.

Il n’existe pas de nombre standard.

Une pompe à chaleur augmente la consommation électrique du logement, mais ses besoins sont généralement plus élevés en hiver, période pendant laquelle la production solaire est plus faible. L’installateur doit donc analyser les consommations réelles de la pompe à chaleur et le profil énergétique global du foyer avant de proposer une puissance photovoltaïque.

Un panneau photovoltaïque résidentiel moderne occupe généralement autour de 1,7 à 2 m².

À titre indicatif, une installation de 8 panneaux peut nécessiter environ 14 à 16 m² de toiture, tandis qu’une installation comprenant une quinzaine de modules peut occuper approximativement 25 à 30 m².

La surface réellement nécessaire dépend cependant des dimensions des panneaux et des contraintes présentes sur la toiture.

Pas nécessairement.

Installer davantage de panneaux augmente la production, mais aussi le coût initial du projet.

Si le foyer ne peut pas consommer directement l’électricité supplémentaire et si la valorisation du surplus est limitée, couvrir toute la toiture n’est pas toujours la solution la plus rentable. Le dimensionnement doit répondre à un objectif énergétique et économique précis.

Une extension peut être envisageable, mais elle doit être anticipée.

L’onduleur, le raccordement électrique, la puissance autorisée et la surface disponible peuvent limiter les possibilités d’évolution. Si vous prévoyez une hausse importante de votre consommation dans les prochaines années, par exemple avec l’achat d’un véhicule électrique, il est préférable d’en discuter dès la conception initiale du projet.

Une batterie peut permettre de stocker une partie de l’électricité produite en journée afin de l’utiliser plus tard.

Elle peut donc améliorer le taux d’autoconsommation et modifier le dimensionnement optimal de l’installation. Cependant, son coût doit être intégré au calcul de rentabilité. Ajouter une batterie ne justifie pas automatiquement d’augmenter le nombre de panneaux.

La méthode la plus fiable consiste à faire réaliser une étude personnalisée par un installateur qualifié.

Le professionnel analysera notamment :

  • votre consommation annuelle ;
  • vos habitudes de consommation ;
  • vos futurs équipements électriques ;
  • la surface disponible ;
  • l’orientation et l’inclinaison de la toiture ;
  • les éventuelles zones d’ombre.

Il pourra ensuite comparer plusieurs puissances d’installation et estimer leur production annuelle.

Articles recommandés

Demander à un professionnel s'il faut changer la radiateur avec la pompe à chaleur

Vous envisagez de remplacer votre ancienne chaudière par une pompe à chaleur air/eau. Une question ...

Un expert de l'installation de panneaux photovoltaïque explique le nombre de panneaux

10 panneaux ? 15 panneaux ? 20 panneaux ? Lorsqu’un propriétaire envisage de produire sa ...